Une nouvelle fiche CEE pour les pompes à chaleur eau/eau sur réseau de chaleur est à l’étude. L’ATEE a lancé un appel à contribution le 14 octobre 2026. Cette actualité intéresse les acteurs du chauffage collectif, mais elle ne crée pas, à elle seule, un droit à une prime. [1][3]
Pour une collectivité, un exploitant ou un gestionnaire immobilier, la question est donc double : comprendre cette technologie et préparer un projet sans anticiper une aide encore incertaine. Voici les points à retenir, à la date du 16 octobre 2026.
Ce que l’ATEE vient d’annoncer
L’ATEE souhaite réunir des professionnels pour contribuer à la création de cette fiche : experts techniques, acteurs disposant de données représentatives et organismes de contrôle, notamment. La clôture de l’appel est fixée au 4 novembre 2026. Cette date concerne les contributions au groupe de travail, pas le dépôt de demandes de financement. [1]
Une fiche d’opportunité associée figure également sur le site de l’ATEE, avec un accès réservé. Les documents publics consultés ne permettent donc pas de détailler les futurs critères d’éligibilité. Il serait prématuré d’annoncer un montant de prime ou une date d’entrée en vigueur. [2]
Comment fonctionne une PAC eau/eau sur un réseau de chaleur ?
Une pompe à chaleur eau/eau transfère de la chaleur depuis une ressource en eau vers un circuit d’eau destiné au chauffage. Elle utilise de l’électricité pour faire fonctionner son compresseur et les équipements associés. Dans une installation géothermique sur nappe, la chaleur provient de l’eau souterraine ; d’autres configurations mobilisent d’autres ressources, selon leur conception. [4][5]
Lorsqu’une PAC est intégrée à la production d’un réseau de chaleur, l’énergie est distribuée par des canalisations vers plusieurs bâtiments. Des sous-stations munies d’échangeurs transmettent ensuite la chaleur aux installations des immeubles. L’eau de la ressource ne circule pas directement dans les radiateurs des occupants. Les circuits sont distincts. [6]
L’intérêt est de valoriser une ressource locale. Le résultat dépend néanmoins du site, de l’électricité consommée, des températures nécessaires et des équipements d’appoint. Une économie ou une baisse d’émissions ne se déduit pas du seul nom de la technologie : elle doit être évaluée pour le projet.

Ne pas confondre les différentes installations
Une PAC desservant un seul immeuble et une PAC alimentant un réseau ne correspondent pas au même périmètre. Autre configuration possible : une boucle d’eau tempérée dessert plusieurs bâtiments, chacun possédant sa propre PAC. Cette distinction sera importante pour lire le champ d’application d’une éventuelle fiche définitive. [5]
Ce qu’une fiche CEE pourrait changer
Les certificats d’économies d’énergie, ou CEE, peuvent être attribués à des opérations respectant des conditions précises. Une fiche standardisée décrit notamment l’opération et un calcul forfaitaire d’économies, exprimé en kWh cumac. Cette unité ne correspond pas directement à une somme en euros. [3]
Si le projet aboutit, une fiche dédiée pourrait rendre la valorisation plus lisible pour cette catégorie d’installation. Mais une fiche de travail doit encore suivre le processus officiel avant de devenir applicable : les fiches standardisées sont approuvées par arrêté. Il faudra vérifier le texte publié, sa date d’application et les conditions du dossier. [3]
Notre conseil : construisez votre scénario de financement sans compter sur cette future fiche. Une aide éventuelle pourra être réexaminée lorsque son cadre sera établi.
Les vérifications utiles avant d’engager un projet
Caractériser la ressource disponible
La proximité d’une nappe ne suffit pas à démontrer la faisabilité. Il faut notamment étudier sa température, le débit exploitable, la qualité de l’eau et les contraintes du sous-sol. Les démarches administratives dépendent aussi de la configuration et de la localisation de l’installation. Une étude spécialisée permet d’éviter de confondre potentiel théorique et ressource effectivement exploitable. [4]
Partir des besoins des bâtiments
Chauffage, eau chaude sanitaire, périodes d’occupation et évolution des consommations doivent être décrits. Une rénovation de l’enveloppe peut modifier les besoins futurs : le dimensionnement ne devrait donc pas reposer uniquement sur l’ancienne chaudière.
L’étude d’aide à la décision proposée par l’ADEME prévoit notamment une analyse des besoins, des ressources et des solutions envisageables. Elle permet de comparer les scénarios avant d’investir. [7]
Examiner le coût d’exploitation et l’organisation
Pour préparer la consultation des professionnels, nous recommandons de demander une comparaison intégrant l’électricité, les auxiliaires, la maintenance, les appoints et le renouvellement des équipements. Faites aussi préciser les responsabilités : qui exploite la production, qui entretient le réseau et qui suit les performances ?
Constituez enfin un dossier de départ avec les consommations disponibles, les plans, les caractéristiques de la chaufferie et les contraintes d’accès. Ces éléments rendent le premier échange plus utile qu’une demande de prix sans description du site.
Quelles aides examiner dès maintenant ?
Au 16 octobre 2026, l’ADEME présente des dispositifs 2026 pour les études et certaines installations de chaleur renouvelable utilisant la géothermie de surface, l’aérothermie ou la thalassothermie. Selon le projet, un réseau associé peut entrer dans le périmètre étudié. [7][8]
Ces dispositifs ne garantissent pas le financement de toute PAC eau/eau. Les bénéficiaires, exigences techniques, dépenses retenues et modalités doivent être vérifiés sur le dossier concerné. Prenez contact avec la direction régionale de l’ADEME en amont du projet. N’additionnez pas des aides supposées : leurs éventuelles règles de cumul doivent également être examinées. [8]
À Montpellier et dans l’Hérault : commencer par la situation du site
Pour un patrimoine situé à Montpellier ou ailleurs dans l’Hérault, commencez par vérifier si un réseau de chaleur existe à proximité. Le service public France Chaleur Urbaine propose une recherche par adresse ; l’exploitant reste l’interlocuteur pour confirmer les possibilités concrètes de raccordement. [6]
Un site tertiaire, une résidence et un ensemble d’équipements publics n’ont pas les mêmes contraintes. La bonne démarche consiste à comparer les options à partir des usages réels, sans présumer qu’une solution géothermique convient à chaque terrain.
Retrouvez les approches Enevie pour la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires et les projets des copropriétés et bailleurs.
Questions fréquentes
Peut-on déjà demander la prime annoncée ?
L’annonce porte sur la préparation d’une fiche, pas sur l’ouverture d’une prime. Un financement CEE doit être examiné au regard des règles effectivement applicables à l’opération. [1][3]
Vous préparez un projet de chauffage collectif ?
Adresse du site, type de bâtiments, chauffage actuel et objectif recherché : transmettez ces premiers éléments à Enevie pour échanger sur votre projet et les prochaines étapes à envisager.
Pour la rénovation d’un logement, France Rénov’, le service public de la rénovation de l’habitat, propose un conseil gratuit. Enevie est une entreprise privée ; cette mention ne constitue ni un partenariat avec ce service public ni une validation d’éligibilité. [9]
Informations vérifiées le 16 octobre 2026. Les dispositifs et leurs conditions peuvent évoluer ; une nouvelle vérification sera nécessaire à la date d’engagement du projet.
Sources officielles
Documents consultés le 16 octobre 2026.
- ATEE — Appel à contribution pour la création d’une fiche PAC eau/eau pour réseau de chaleur
Publié le 14 octobre 2026 ; clôture le 4 novembre 2026
- ATEE — Fiche d’opportunité RES — PAC eau/eau pour réseau de chaleur
Document de travail du 14 octobre 2026 ; contenu détaillé en accès réservé
- Ministère de la Transition écologique — Opérations standardisées d’économies d’énergie
Catalogue réglementaire en vigueur consulté le 16 octobre 2026 ; page évolutive
- ADEME–BRGM · Géothermies — Pompe à chaleur géothermique sur nappe
Date de mise à jour non affichée dans la page consultée
- ADEME–BRGM · Géothermies — Les technologies de géothermie de surface
Date de mise à jour non affichée dans la page consultée
- France Chaleur Urbaine — Qu’est-ce qu’un réseau de chaleur ?
Date de mise à jour non affichée dans la page consultée
- ADEME — Étude d’aide à la décision pour les projets de géothermie de surface, d’aérothermie ou de thalassothermie
Dispositif 2026 ; période affichée du 1er janvier au 31 décembre 2026
- ADEME — Installations de production de chaleur et de froid renouvelable à partir de géothermie de surface, d’aérothermie ou de thalassothermie
Dispositif 2026 ; période affichée du 1er janvier au 31 décembre 2026
- France Rénov’ — Trouver un conseiller France Rénov’
Service public consulté le 16 octobre 2026
Visuel d’illustration généré pour cet article ; il ne représente pas un chantier réalisé par Enevie.


